KISSMEFORTYTIMES
Arnaud Chapelle

Kissmefortytimes — Le fondateur

Arnaud Chapelle

« J'ai créé Kissmefortytimes parce que c'est le concours que j'aurais voulu trouver. »

Le parcours

Je ne suis pas venu à la photographie par l'appareil, mais par l'image. Après des études d'arts plastiques à Rennes, j'ai passé près de vingt ans dans le traitement de l'image — retoucheur, puis fondateur de mes propres laboratoires, à produire pour des dizaines de photographes de ma région.

En 2010, je suis passé de l'autre côté : j'ai créé mon studio et je suis devenu photographe. En 2017, un workshop avec Franck Boutonnet a tout changé — je suis devenu photographe documentaire, et je n'ai plus jamais regardé une image de la même façon.

Aujourd'hui, depuis la Manche, je photographie les mariages, les portraits, les familles. Et depuis 2018, je participe aux concours internationaux — Fearless, ISPWP, Regard d'Auteur. J'y ai connu de belles reconnaissances. Mais surtout, j'y ai appris une chose : un concours, bien fait, vous rend meilleur.

Pourquoi Kissmefortytimes

Il n'existe plus, en France, de concours de haut niveau. The Exception Photographers s'est arrêté il y a deux ans, et l'aventure n'a pas continué. Et aucun concours français ne réunit, sous un même toit, le mariage et le portrait.

Pour créer différemment, un photographe a besoin de références fortes — d'un corpus d'images devant lesquelles se mesurer et se nourrir. Les concours m'ont fait progresser parce qu'ils m'ont obligé à me dépasser. Je veux offrir ce levier-là, ici, en France.

Ce qui doit changer

J'ai fait assez de concours pour en connaître les défauts.

Le premier : on peut gagner avec un stock. Un photographe qui arrive avec dix ans d'archives peut rafler les titres trois ans de suite, devenir « photographe de l'année » sans laisser leur chance aux autres. Ce n'est pas de la création, c'est du catalogue.

Le second : payer plus pour soumettre plus. Quand le nombre d'images dépend du portefeuille, ce n'est plus un concours, c'est une enchère.

Kissmefortytimes est construit contre ça. Des saisons, des sessions, un nombre d'images limité — chaque saison repart sur un terrain neuf. Ici, on ne récompense pas ce que vous avez capturé il y a dix ans. On récompense ce que vous créez maintenant.

Ce que je veux que ça vous apporte

Trois choses, simplement : que vous progressiez, que vous soyez reconnu — par vos pairs et par le public —, et que cette reconnaissance vous rende visible. Une visibilité gagnée par le travail, jamais achetée.

Mon engagement

Je m'engage sur deux choses. Que Kissmefortytimes dure aussi longtemps que les photographes seront là pour le faire vivre. Et qu'il évolue selon vos envies, pas les miennes.

Ce concours n'est pas le mien. Il est le vôtre — je ne fais que le tenir debout.

Arnaud Chapelle — Fondateur de Kissmefortytimes